CESAR JORDAN

 
 

 

 

 

 

C. Jordan abandonne délibérément les transitoires chemins de l’art social pour rentrer dans le monde des formes pures, où la couleur -quelle qu’elle soit- a comme fonction de devenir l’envers de la lumière, celle-ci, à la fois, peut élever la réalité bidimensionnelle a une fiction tridimensionnelle ; c’est un art en trompe l’œil, c’est le jeu qui se produit entre le créateur et le spectateur, au travers d’une tromperie admise, laquelle nous permet de pénétrer dans le monde métaphysique.

 
 

 

 

 
 

Teresa Gisbert

Directrice de l’Institut Bolivien de la Culture

La Paz, 1991

 

 

   
     
 

 

 

 
 

Depuis longtemps déjà, il s’astreint avec rigueur, à établir les bases d’une conquête de l’espace par la mise en valeur effective d’une troisième dimension. Il se démarque, dans cette voie originale, de ceux qui l’ont précédés qui, soit optaient pour la violence : lacérations, perforations ou déchirures, soit multipliaient simplement les entrecroisements de plans. Agissant en pionnier, il préfère faire bourgeonner sur sa toile de doux renflements -autrefois prononcés et de caractère géométrique mais aujourd’hui plus discrets- plus souples et d’aspects plus inattendus tants ils se fondent dans un ensemble de formes.

 
 

 

 

 
 

Gaston Diehl, Critique d'art,

Paris, 1994